Accueil Chroniques métropolitaines Ce projet va entraîner plus de bétonisation, plus d’artificialisation, plus d’infrastructures routières

Ce projet va entraîner plus de bétonisation, plus d’artificialisation, plus d’infrastructures routières

Les élu.e.s EELV se sont prononcés contre la création d'une Zone d'aménagement différé à Baisieux, qui annonce la création d'un parc d'activités sur des terres agricoles.

Lise Daleux a exprimé la position du groupe :

"Monsieur le Président, chers collègues,

Lors du précédent Conseil métropolitain, notre groupe s’était  félicité de la résiliation de la concession d’aménagement A1 Est pour préserver les champs captants et notre ressource en eau.

Las ! L’artificialisation de nos terres revient aujourd’hui avec ce projet de création de zones d’aménagement différé sur la commune de Baisieux. Il est vrai que la délibération ne mentionne pas de projet précis. Mais le cadre de coopération entre la MEL et la Communauté de Communes Pévèle Carembault qui nous est également soumis aujourd’hui, lui, le mentionne ! Sur les terres agricoles concernées, il est donc envisagé de développer un parc d’activités transfrontalier. A cela s’ajoutent l’extension de l’échangeur actuel et la création de deux contournements routiers.

N’avons-nous donc rien compris !!! Alors que la catastrophe écologique provoquée par l’activité humaine est annoncée.

Cette délibération, à l’instar d’autres projets comme les Muchaux, va entraîner plus de bétonisation, plus d’imperméabilisation, plus d’artificialisation, plus d’infrastructures routières, plus de trafic, quand l’état de dégradation de l’environnement nous commande d’inverser les tendances, de rétablir d’urgence les corridors biologiques, de préserver les sols, les ressources naturelles et la santé des métropolitains.

Nous avons la chance d’avoir autour de notre cœur très urbain 42 % de territoire rural. L’avenir là aussi nous commande de reconnecter la production alimentaire locale avec le territoire à nourrir. La MEL a encore la chance et l’opportunité de jouer sur ce potentiel d’agriculture locale pour nourrir ses 1,2 millions d’habitant·e·s. Et nous les gâchons.

L’actualité nous montre en direct que la  crise sociale et écologique est le résultat de nos modèles économiques et d’aménagement du territoire. Mais nous nous entêtons à faire comme avant en pensant que les mêmes causes produiront des effets différents. C’est ainsi qu’Albert Einstein définissait la folie.

Nous voterons donc contre cette délibération."

 

Conseil métropolitain du 14 décembre 2018