Accueil Chroniques métropolitaines La juste réponse aux enjeux climatiques est politique et transversale

La juste réponse aux enjeux climatiques est politique et transversale

Christiane Bouchart a présenté la candidature de la Métropole européenne de Lille au label Cit'ergie, au titre de son action en faveur de la lutte contre le changement climatique. Elle a rappelé que cette démarche ne se suffisait pour autant pas à elle-même.

"Quelques mots pour vous dire que cette candidature Citergie, c’est quelques dizaines de tableurs Excel, quelques dizaines de pages qui synthétisent l’action aujourd’hui, et planifiée de la MEL, en matière de lutte contre le changement climatique. Ce sont 10 axes stratégiques, qui interpellent toutes les politiques publiques de la MEL – sans exception.

Je ne vais pas vous en faire le détail, rassurez-vous, mais il n’est pas trop tard pour vous dire que oui, l’action climat de la MEL se réalise dans la transversalité, avec des niveaux d’avancée variables, perfectibles, mais néanmoins réels. Un système d’intervention et de collaboration transversale qui, en résumé commence à faire ses preuves et devrait nous valoir d’être labellisés lors des prochaines Assises de l’Energie. Avec une note moyenne de 55% en réalisé, près de 67% en programmé, ce n’est pas une certitude mais une probabilité forte qui a été saluée par l’auditrice du label. Monsieur le Président, je vous invite donc à prévoir un déplacement à Dunkerque lors des Assises de l’Energie en janvier prochain pour recevoir ce label des mains du Président de l’ADEME, et être le représentant de l’action climat de notre Métropole.

Si notre candidature est retenue, ce sera sans conteste possible la réussite d’une collaboration et d’un travail riche des services de la MEL. Mais gardons-nous de penser que cette candidature, ce label, est une réponse suffisante à l’enjeu auquel nous faisons face. La juste réponse est politique, elle est globale, elle est transversale. Elle n’autorise aucune contradiction dans notre action. Pour reprendre les mots du GIEC, déjà cités tout à l’heure par Jérémie Crépel : Chaque demi degré compte, chaque année compte, chaque décision compte. Bref, nous ne pouvons défaire d’une main ce que nous défaisons de l’autre.

Je vous invite donc, individuellement et collectivement, en tant qu’élu communal, en tant qu’élu métropolitain, à engager cette réflexion : ce financement que j’attribue, cet aménagement que je défends, est-il compatible avec l’enjeu climat ? s’il ne l’est pas, comment transformer positivement cette décision en une décision pleinement vertueuse, ou faut- il changer résolument de stratégie ? Sans faire cet exercice, il n’y aura pas de Plan Climat à la hauteur, tout comme il faut plus de moyens – financiers et humains - pour répondre aux attentes de la société et de nos habitants. Mon engagement, celui que je défends, c’est que notre contribution soit à la juste mesure des efforts que nous devons réunir pour ne pas dépasser 1,5° de réchauffement, ou le moins possible. Je vous appelle à prendre ce même engagement, pour que nous puissions, dans les mois à venir, le décliner ensemble au profit de notre territoire."

Conseil métropolitain du 19 octobre 2018