Tourisme et développement durable : l’implication des villes
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CNPTUÀ Belfort ce vendredi 5 juillet se réunissait la CNPTU (conférence permanente pour le tourisme urbain). J’y animais la table ronde « tourisme et développement durable : l’implication des villes », avec la Cop 21 en ligne de mire et une question centrale : quelle contribution des collectivités dans la lutte contre le dérèglement climatique et l’adaptation au changement climatique ?

Le tourisme est une activité paradoxale, à forte pression sur les ressources et forte émission de GES et en même temps vrai levier de promotion des politiques de développement durable mises en œuvre par les villes, notamment dans la valorisation de leur patrimoine naturel, de la biodiversité (dont on sait aujourd’hui grâce à l’analyse pollinique du miel urbain qu’elle est bien plus riche que dans les territoires agricoles voisins). Un tourisme urbain « vert » est en pleine expansion, et les villes fourmillent d’initiatives, en particulier autour de leurs jardins remarquables, publics ou privés d’ailleurs. Le nichoir à goéland du bunker de Lorient ou le boulevard nature du Mans sont des « attractions » touristiques promues en tant que telles.

Nombreuses sont les villes dont les professionnels de l’hôtellerie s’engagent dans des démarches éco-responsables, lesquelles commencent souvent avec une attention particulière portée à la consommation en eau.
Nombreuses enfin sont celles qui communiquent sur leurs réseaux de transports en commun et la mobilité cyclable, en particulier lors des événements culturels qu’elles organisent, parfois adossés à des agenda 21 de la culture. Et quand elles en ont, elles signalent avec soin les vélo route et voies vertes, les voies cyclables alternatives, voire les allées cavalières.
Il ne fait pas de doute que la nature en ville, la restauration de la biodiversité en ville, la valorisation du patrimoine naturel en ville sont désormais des  éléments de promotion touristique qui disent aussi quelles sont les aménités de la ville dont les premiers bénéficiaires sont les habitants.
A ceux d’entre eux qui méconnaissent leur  patrimoine naturel urbain, il convient de s’adresser comme s’ils devenaient des touristes dans leur propre ville.
Enfin, la promotion d’un tourisme urbain à l’intention des habitants est aussi une forme de relocalisation des activités !