Vélo, marche… Pensons nos déplacements à l’échelle métropolitaine !
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Les élu·e·s écologistes de la Métropole européenne de Lille, qui sont tou·te·s des élu·e·s lillois·e·s, ont fait des propositions en matière de déplacements solidaires et durables en général, d’urbanisme tactique en particulier.

Pourquoi avoir fait ces propositions alors que la Ville de Lille avait déjà annoncé des mesures ?

Parce que si les besoins sont forts à Lille, ils le sont encore davantage dans les autres villes du pôle urbain : ce sont déjà les résidents du territoire lillois qui se déplacent le plus à vélo quotidiennement ou au moins deux fois par semaine (Enquête Déplacements MEL 2016). Ce sont également eux qui se déplacent le plus souvent à pied (c’est beaucoup moins le cas pour les habitants des Weppes et de la vallée de la Lys).

Parce que, que l’on vive à Halluin, à Quesnoy-sur-Deûle, à Seclin, à Lezennes ou à Roubaix, notre bassin de vie est métropolitain : nous nous déplaçons d’une ville à une autre pour entretenir nos relations sociales, familiales et affectives, pour faire nos achats, pour travailler, pour rejoindre un espace de nature, pour étudier ou encore pour nos loisirs. Certaines villes comme Lille et Villeneuve d’Ascq comptent un plus grand nombre d’emplois que de population active, tandis que la population de nombreuses villes travaille dans une autre ville que celle où elle réside : c’est le cas de 69,1 % des actifs tourquennois, de 82,8 % des actifs vivant à Mons-en-Barœul ou de 81,1 % des actifs résidant à Haubourdin (chiffres Insee 2016). Pour pouvoir rejoindre son lieu de travail dans ces deux villes à vélo, encore faut-il que sa ville de résidence soit propice à sa pratique.

Enfin, parce que le vélo n’est pas une lubie de Lillois·e.s ou d’habitant·e·s de grandes villes : 69 %  des métropolitain·e·s estiment qu’il faut limiter l’usage de la voiture en ville et 71 % que le vélo en ville, c’est l’avenir ! Pour nous, l’avenir se construit aujourd’hui.

C’est pourquoi, la création d’aménagements cyclables provisoires dans les seules villes de Lille, de Roubaix et de Villeneuve d’Ascq, sans continuité d’une ville à une autre, ne seraient que très partiellement efficaces. Les « points noirs », les endroits difficilement franchissables à vélo, sont souvent situés à la frontière entre deux villes. Voir sa voie cyclable coupée nette à l’entrée d’une ville est tristement banal.

La MEL est certes compétente en matière de voirie, et donc d’aménagements cyclables. Mais elle ne peut rien faire sans l’accord des maires. Pour éviter une métropole à deux vitesses en matière d’aménagements cyclables, nous appelons tous les maires à faire preuve de volonté et de courage politiques et de saisir la MEL. Donnons à tous les métropolitain·e·s la possibilité de choisir le vélo en toute sécurité et en toute confiance pour leurs déplacements quotidiens.

Urbanisme tactique dans la MEL : en savoir plus